Emmanuelle Seigner, la Janis Joplin de l’avenue Montaigne

Si vous voulez écouter du très bon rock, je vous conseille mon nouvel album « Distant Lover ». A part moi, le rock en France, c'est de la merde ! Téléphone, c’était les Rolling Stones de Bécon-les-Gonnesses, Johnny, c’est le Elvis de Palavas-les-flots et les BB Brunes, ce sont les Beatles à Disneyland. Forcément ça agace quand une actrice reconnue - on sait tous que j’aurais dû avoir le César pour « Vénus à la fourrure »- excelle dans plusieurs disciplines. Je n’y peux rien si je suis une artiste hors norme et douée en tout. En France, on n’aime pas les femmes multi-talents, surtout quand elles sont belles. On m’a toujours reproché d’avoir une personnalité encombrante. Je dérange, on ne me pardonne pas d’être la femme de Roman Polanski, Oscar du meilleur film en 2003, César du meilleur film en 1980 et 2003, Oscar du Pédophile de l’année en 1977, 2009 et 2010. Mon mari me pousse à viser l’excellence mais c’est plus fort que moi, il faut toujours que j'aille au-delà. Quel gâchis que je ne sois pas née aux Etats-Unis plutôt qu’en France, ce pays insignifiant incapable de me reconnaître à ma juste valeur !

Emmanuelle Seigner, la Janis Joplin de l’avenue Montaigne
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