Mylène Farmer, tellement émue d’être bouleversée

Comment vous dire ce que je ressens ? Comment répondre à tout cet amour que vous me donnez à chaque nouvel album ? Ca me donne envie de pleurer. Non, ça me donne envie de rire, en fait. Non, de pleurer. De rire… Ca, c’est l’effet des anxiolitiques que j’ai pris pendant l’enregistrement de « Monkey Me ». Depuis 28 ans, je vous ressors la même chanson et à chaque fois, ça marche, c’est magique. Mais non, c’est horrible ! Non, magique ! Ca m’angoisse. Terriblement. Ca m’excite. Ca me terrifie. Je me sens parfois comme un écureuil nain prisonnier entre les mains d’enfants pervers qui lui arrachent la peau, lui enfoncent des aiguilles dans le corps et l’enterrent vivant dans un marécage putride en hurlant sous la pleine lune… Ca, c’est parce que j’ai arrêté les antidépresseurs il y a cinq minutes. J’ai écrit « J’ai essayé de vivre » sous Lexomil, « Nuit d’hiver » sous Xanax et Gurosan et quand j’ai eu l’idée du clip de « A l’ombre », je me nourrissais uniquement de pâte à modeler. Bon, il faut que je vous laisse j'ai électrochocs à 15H.

Mylène Farmer, tellement émue d’être bouleversée
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